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IN MEMORY OP

Louis Ha Bosabarry

FROM A GIFT TO STANFORD UNIVERSITY BY

Paul H. D«Tis

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HISTOIRE GENERALE

ET RAISONNÉE

DE LA DIPLOMATIE FRANÇAISE

TOME VII.

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HISTOIRE GENERALE

ET RAISONNÉE

DE LA DIPLOMATIE FRANÇAISE ,

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DE LA POLITIQUE DE LA FRANCE,

Depuis la fondation de la Monarchie y jusqu^à la fin

du règne de Louis xvi;

AVEC BES TABLES CHRONOLOGIQUES SE TOUS liXS T&AZTiS C01fGX«US PAR LA V&AXfCE.

4

PAR M. DE FLASSAN.

SECONDE ÉDITION, CORRIGÉE ET AUGMENT^IE.

TOME SEPTIÈME.

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A PARIS,

Chez TREUTTEL et WÛRTZ , Libraires , rue de Lille ,

ancien hôtel de Lauragais , n" 17 ; £t à STRASBOURG , même maison de Commerce.

DE L'IMPHIMERIE DE CRAPEtET.

1811.

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HISTOIRE GENERALE

ET RÀISONNÉE

DE LA DIPLOMATIE FRANÇAISE.

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SUITE DE LA SEPTIÈME PÉRIODE.

M-ij.

LIVRE V.

Euyôi du barqn de Breteuil eji Hollande; ses instmctioDs du ministre duc de Choiseul ; ses instruclions secrètes du roi. Traite avec Gènes au sujet de la Corse ; considé- rations. •— Jugement rendu à l'égard de' Genève. Guerre entre la Porte et la Russie , à l'instigation, jde la France. «^ ^ Rixe entre les ambassadeurs de France et de Russie à Londres. De l'état des consuls ; convention à leur sujet avec l'Espagne. -^ Tra^ité de paix avec Tunis. •^-> Disgrae« du duc de Choiseul ; son caractère i^ jsa Ç4^1i tique. ^^ Inté- rim des affaires étrangères confié ^u duc de la Vrillière.

Nomination du duc d'AigiHllon\â ce- ministère'.* Participation de la France à la. p:évolution de Suède, -tr- Envoi du baron de Breteuil à Naples; ses instructions.

la conduite de ' la France dans le preiùièr partage de la Pologne. Obligation imposée laû ministre; de Hesse , de payer ses dettes. Jugement arbitral la cour de Madrid, entre celles de'Ver^îlIes et Naples.

Restitution d'Avignon ati pape^ **- 'Abolition des J^é*- s ni tes. «— Mutations dans le départeiiient des affaires étrangères: Exil du comte de 'Broglie. Mort , ca- ractère et politique de Louis, xv.

*

Xiouis XV, en nommant, au mois d'août 1767, le baron de Breteuil à l'ambassade de Hollande, lui e'crîvît de sa main , les deux lettres suivantes , **^* *" "**"

1767.

Envoi du bf roli de Br«-

vir.

lande ; ••• iaft

trnctioaft.

a Vl^ PÉRIODE.

qui.jointes aux doubles instructKMis remises au- baron de Breteuil , présentent la rifi arche com- plète du cabinet secret de Loui^ xv.

« M. le baron de Breteuil, quoique le succès » n'ait pas entièrement répôndà-à^votre travail » et à votre zèle dans vos négociations en Suède, » je ne veux pas pour cela, que vous doutiez de ja^Xïia satisfaction. Le choix que j'ai fait de vous » pour remplacer en Hollande, le marquis d'tta- » vrincourt , doit vous en être un sûr garant ; je » compte que vous m'y servirez avec la même ;> attention que vous avez fait jusqu'ici , et qae ^v vous observerez aussi fidèlemétit le secret que . » je vous ai prescrit sur. la coi*respQndance,par- » ticulière que vous avez avec ntoi. Par suite? de » la cpnfianceque j'ai en vos lumières^ je délire » que. vous travailliez , sans perdre de temps, à » lin mémoifé détaillé sur la Suède , et sur l'état «.oy vous l'ayçz laissée , sur les événemens<[ui » Y sont arrivés ; les moyens qu'il y aurait de ^»*JjèçpFé venir, et ceux que vou$ croyez les plus ». propres à remédier atix maux qui affligent un >) pays allié la France depuis si Ic/ng-temps. » Quand vous aurez fini ce mémoire, vous le ^ ferez passer au comte de Brôglie , qui me. le » fera tenir.

» Compiègne , le 7 d'août 1767. Signé Lovis^]» Dans la secondé lettre écrite de Versailles, le 24 de juillet 1 768 , Louis xv disait :

LIVRE V. 3

4

« Le baron de Breteuîl recevra du sieur des ii Rivaux, à la Haye , tous les cfiifïres, papiers « » ordres, et pièces généralement quelconques \ » que le matquis d'Havrincourt ou ledit sieur 3> des Aivàtix ont eus entre leurs mains , et qui 3) ont le moindre rapport à la correspondance yt secrète que feu cet ambassadeur ou le chargé D d'affaires, dtit entretenue par mes ordres/avec 9' moi , pendant leur séjour en Suède et en » Hollande. Il vérifiera avec ledit sieur des Ri-^ » vaux , l'inventaire qu'il a eu ordre d'en faire , dont il sera dressé deux copies; et il mettra 3> SON vu au bas de celle que ledit des Rivaul » doit rapporter ici pour sa déchairge , et qu'il » conservera pour me la faire passer à son arri- D vée à Paris, paf le comte de Broglie, à qui il 3) la remettra. Le* baron de Breteuil lui renou- ai vellera en in oii nom, l'ordre le plus précis de 31 ne parler à qui que ce soit, qu'audit comte de D Broglie , du secret dont il a connaissance, et » qu'il m'avait plu de lui conûev. Signé Louis. » Les instructions que le baron de Breteuil reçut du duc de Choiseul , ministre des affaires étrangèrjes, après le préliminaire ordinaire sur la confiance du roi, et les qualités du nouvel amï^assâdeur , contenaient ce qui suit : « M. de » Breteuil n'aura d'abord aucun objet déterminîé y>'de négociation à suivre ; mais en paraissant se » renfermer dans le rôle d'un observateur pu-

# ^

& VIP PÉRIODE.

rement passif, il s'occupera , avec scxn discer- » nemeat et sa pénétration ordinaires , à éto-* » dier le système politique des Hollandais, t%at D sur les affaires générales de l'Europe, que sur » l'administration intérieure de leùrrépublique, » à développer les intentions et les vues qui di-^ î> rigent leurs délibérations ,. à démêler quelle » est l'influence supérieure qui préside, à leur » résolution , et à se procurer à tous ces égards, » les connaissances. les plus exactes et les pluj^

» détaillées.

» -

» Le système politique, quelles Provinces- j> Unies paraissent avoir adopté depuis la paix . » signée en 1 748 , à Aix-la-Chapelle , et la con- . j> dûite qu'elles ont tenue en conséquence, pen- n dant la dernière guerre , peuvent faire con<^ » jecturer que leur, vœu le plus général , est » d'éviter à l'avenir^ de prendre part aux discus- » sions qui pourraient troubler le repos pubUp.

»I1 est certain," en général, qu'une repu- » blique commerçante qui connaît ses véritables » intérêts , doit toujours être pacifique par prin- » cipes et par goût ,. et ne prendre les armes que » lorsqu'on attaque sa liberté ou son commerce, » qui sont les deux pivots de la sûreté de son » existence. C'est pour ne s'être pas gouvernés » conformément à cet^e maxime , depuis la paix » de Riswick , que les états-généraux ont perdu » la plus grande partie de la considération dont

LIVRE V- 8

^ ils jouissaient en Europef et aux Deux-Indes , » qU^ils ont contracté des dettes énormes , qui surchargent leurs finances ; qu'ils ont laissé » porter les atteintes les plus funestes à leur 9 indépendance , par le rétablissement du sta- 9 thoudérat , et à leur navigation ; et qu'ils ont

> été exposés aux insultes et aux violences que » cette république a éprouvées de la part des » Anglais.

» Si les Hollandais , instruits par leur triste » expérience , ont enfin renoncé à la manie or- » gueilleusede jouer un rôle dans les querelles » des grandes puissances > et sont sérieusement 9 déterminés à conserver leur tranquillité dans les guerres qui pourront survenir , et dont la » première époque n'est peut-être pas fort éloi- » gnée , les ministres de la république feront

> vraisemblablement', quelque insinuation au » baron de Bréteilil , relative h leurs désirs , et » ils chercheront à démêler , dans la manière 3^ dont il s'expliquera , si le roi serait disposé à renouveler , dans ce cas , avec les états- » généraux , les conventions de neutralité qui » eurent lieu entre les dent puissances, en 1 785

set en 1756.

v Si l'on tient dans cet esprit 9 quelque propos 9> au baron de Breteuil, il se «renfermera dans des assurances générales de l'atriitié du roi » pour les Provinces-Unies , et du désir sincère

« VIP PÉRIODE.

» que sa majesté conserve, de maintenir avec leur gouvernement 9 la plus parfaite intelligenee , » et de concourir à tout ce qui pourra âsaurer » leur tranquillité ; maïs il évitera d'entrer dans » aucun détail , et de répondre formellement 9) aux questions qui auraient un rapport direct , » à la neutralité. Cette circonspection à observer i) est d'autant plus nécessaire,' qu'il peut , dans » le cas d'une nouvelle guerre , arriver des éve- il nemens qui rendraient la nçutralîté des Ilbl- 3> .landais préjudiciable 4ux intérêts de la cou- ronne du roi. Il faut donc attendre les^cir- » constances qui décideront du pai:ti qu'il con- » viendra à sa majesté de preudre vis-à-vis de 9 leur république. Le baron de Bretéuil recevra » alors lesinstructions et le^Oi^dres dont il aura » besoin pour diriger son langage et^a conduite. » La révolution qui , en rétablissant le sta- » thoudérat, a Changé , en 1747 , la forme du » gouvernement la république , et les suites » qui peuvent en i^éstilter à l'avenir , exigent une v attention particulière de la part de l'ambas- » sadeur du roi. Il est dans le fond assez indif- î> férent à sa majesté que la dignité d'un sta- » thouder existe ou n'existe pas , parce que le » système politique delà Fran^ceest absolument » indépendanjt de la forme flu gopvernement » des PrQvincés-Unies. Elles avaient été cons- if) tao3fnent attachées à Qenri.iy. f^t ^ XiOuis xiu ,

LIVRE V. 7

« SOUS leurs Irois premiers stathouders. Ce n'est » qu'en 167a, que Guillaume u commença à les livrer à TAngleterre ; et depuis cette époque » elles ont continué d'entretenir la plus étroite » intelligence avec la cour de Londres , qui en » a constamment abusé pour se procurer une ^influence prédominante dans leurs principes » et leurs délibérations, sur tout ce qui a rapport aux affaires générales de l'Europe. On tente-

> rait en vain de rompre des liens si anciens et 3> si forts ; mais il est à souhaiter que les Hol|an- » dais ne laissent pas trop appesantir sur eux le » joug que l'Angleterre leur a imposé ^ et qu'ils » s'occupent des moyens de s'en affranchir, s'il 2> est possible.

» C'est à réveiller sur un objet si essentiel, leur » goût naturel pour la liberté , que le baron de » Breteuil doit s'appliquer sans affectation , en y> profitant avec prudence des occasions qui se » présenteront , traiter cette matière vis-à-vis 3) des membres bien intentionnés de la répu- » blique. La faction anglaisé et^ la brigue sta- thoudériehne sont puissantes en Hollande ; » mais depuis; la mort du dernier stathouder , yi le' parti républicain balance leur crédit , et j> les vrais patriotes qui composent les prin- » cipales magtstràtureis des villes, et celle d'Am- j»sterdam en particulier, paraissent bien dé-

> terminés à se garantir de la servitude à laquelle

8 VIP PÉmODE.

» on voudrait les soumettre. C'est dans cette vue » qu'ils out rëu8si à empêcher leur statbouder » actuel d épouser line sœur du roi d'Angleterre ; » Texpérience du pas£ie les ayant; éclairés sut* la. » danger auquel de. p^^reilles aUi^nc^s. aysiient » exposé leur liberté.;

» Le jeune prince qui est aujour4'hui g^nr ï>^verueur-général..des Prpvinces-Unies , n'a ni » les talens , ni les vertus de sa naissance etd^ » son état , et c'est une circonstance heureusQ » pour les Hollandais* Si le premier des Guil- » iaume; n'avait pa^sçté assassiné; s'ils n'avaiiônt D pas été délivrés du second , par une mort prêt » maturée; et si. le troisième, qui réunissait la » couronne de la Grande-Bretagne au statboudéf> » rat ^ avait laissé des enfans , le gouvernement 2> républicain ne subsisterait plus dans les Pro- , » vinces -Unies ; et elles ne pourraient pas se p flatter de conserver long-temps. leur indépen- » dance , si elles avaient pour statbouder 4in » prince éclairé et entreprenant , qui trouverait » dans le commandementqu'il exerce sur toutes » les forces de terr^ et de mer de la république, » de très grandes facilités pour, satisfaire son » ambition. Le baron de.Breteuil examinera avec n le. plus grand. soin et l'attentiop. la plus s^uir »vie;, quels, sont les prijicipaux.. chefs et les membres.^ tant du parti républicain , que de », 1^ faction stath0u.dénenne. Cette connaissance

1

LIVRE V. 9

» est nécessaire au roi et à son conseil , pour » 1^ mettre en état de délibérer sur les résolu- » tions qu'il conviendra à sa majesté prendre 2>yis*à«Yis des Hollandaifr, lorsque les circons* tances l'exigeront. ^

» On n^ répétera point ici ce que l'ambassa-^ y deur du roi trouvera dans le Ynémoire ci-joint » sous le n^ I ^ relativement au commerce. Il » n'y a point de Hollandais qui ne soit bien per- » suadé que la navigation et le négoce des sujets » de la république, n'ont point d'ennemi plus 9 redoutable et plus constant que TAngleterre.

» Il y a un autre objet sur lequel le baron de » Breteu il observera aisément que les états-gtf- 3> néraux ne sont pas sans de vives inquiétudes; » c'est la puissance et le voisinage dn rôi de » Prusse, qui, par le duché de Clèves, la Gueldre » et rOst-Frise , environne leur territoire dans B des points très importans. Les Provinces-Uni es 9 ne se font point illusion sur le dauger de cette * » position critique ; c'est avec la plus sensible ^ répugnance qu'elles ont cédé en particulier » leur droit de garnison dans Embdeni , et il ne i> serait pas di£Bcile de réveiller à cet égard un intérêt très réel de leur part, mais qu'elles » sont forcées de dissimuler. C'est sur quoi l'am* » bassadeur du roi doit se borner scrupuleuse- » ment à démêler la disposition des esprits, et > à écouter ce qu'on pourrait lui dire sur ce

X

lo VIP PERIODE.

» sujet. D'ailleuics , le roi de Prusse a des préten* » tiens ancienneset très considérables àla charge » des états-généraux. Il a une très grande atten- » tion à leur en rappeler de temps en temps le V souvenir , et il ne perdrait pas vraisemblable- » ment les occasions qui se présenteraient , » les faire Valoir suivant ses intérêts et ses vues- » Le mariage de la princesse sa nièce , avec le » stathoudcr , pourrait même lui procurer dans » la suite , des moyens dont il profiterait avec » sa dextérité ordinaire , pour acquérir plus de » crédit et d'influencé qu'il n'en a eu jusqu'à » présent dans l'administration des Provinces- j> Unies. Ces considérations réunies doivent » être un sujet de réflexion très sérieuse pour » les Hollandais qui ont à cœur^ le repos et la » tranquillité de leur patrie. Le baron de Bre-^ » tei^il a déjà été informé des circonstances qui » ont donné lieu de croire que le roi de Prusse » désirait de- rétablir la ; correspondance inter- ^ » rompue depuis douze ans^ entre les cours de » France et de Berlin. On "y joint ici , sous le D n"^ 2 , un mémoire qui expose les- détails de » tout ce qui s'est passé à cet égard ^ et ce que » l'ambassadeur du roi devra dire sur ce sujet » au sieur de Thulemeyer , ministre de sa ma- » jesté prussienne à la* Haye. On a joint ici deux » autres mémoires, sous les numéros 5 et 4, qui. ne concernent qiie le cérémonial à observer

LIVRE V. ,• Il

» par le baron de Breteuil , tant à Tëgard du » stathouder et du gouvernement des Provinces- » Unies , que par rapport aux ministres étran- » gers qui résident en Hollande.

» A Compiègne , . . d'août 1768. Signé Louis. » Par le roi , signé le duc de Choisedl. »

Le baron de Breteuil devait entrer , avec ces différens ministres, dans les liaisons qui sont d'u- sage, lorsque la guerre ne les interdit pas ; mais il devait s'en tenir à des démonstrations exté- rieures de politesse , en attendant qu'il pût juger par lui-même du degré de confiance qu'il croirait pouvoir et devoir accorder à chacun d'eux. Il y avait pourtant une exception à faire à cette règle générale , par rapport au ministre d'Espagne , avec lequel le baron de Breteuil devait , dès le commencement de sa résidence , entretenir la plus intime correspondance. Ceux de Vienne, des Deux-Siciles , devaient aussi éprouver , de la part de l'ambassadeur du roi , des égards par- ticuliers et des marques de confiance proportion- nées à l'union qui subsistait entre la France et les cours de Vienne et de Naples , etc. etc. '

Telles , étaient les instructions du ministre.

Le comte de Broglie, organe secret du joi , écrivit, de son côté, au baron de Breteuil , la lettre suivante: . "

ce Le siettr Dubois - Martin m'a envoyé ici , » M. le baron , la copie des mémoires dont vous

a

la VII* PÉRIODE.

» lui avez donne communication , et qui vous » ont été remis par le ministre des affaires étran-»' » gères i. pour vous servir d'instruction dans le » poste vous venez de vous rendre.

» J'ai remarqué en les lisant , que les mé- » moires i , 3 et 4 > qui sont annoncés dans le » cours de Tinstruetion , ne s'y trouvent pas » joints, et qu'il n'y a seulement que le 2 , » relatif à l'espèce de négociation que vous devez » entamer avec M. de Thulemeyer. Je crois que les numéros 3 et 4 9 qui , selon ce qui est indi- » que , n'ont de rapport qu'au cérémonial à ob? » server avec les différens ministres, seraient » assez inutiles à mettre sous les yeux de sa ma- yy jesté ; mais il n'en est pas de même du n^ i , »que l'on dit contenir le système politique » adopté par le roi vis-à-vis des Provinces- Unies ; » je vous prierai de me l'adresser.

y> Qjiant à ce qui regarde le renouvellement » des liaisons avec sa majesté prussienne, au- » quel vous avez ordre de travailler, vous êtes » trop éclairé pour ne pas sentir la conséquence » d'une pareille démarche , surtout dans une » circonstance aussi critique que celle se » trouve l'Europe aujourd'hui. Vous'vous dou- » tez aussi certainement , que votre Correspon- » danee avec M. de Thulemeyer excitera l'atten- » tion du ministre de Vienne à la Haye , et vous » n'ignorez pas l'ioiportançe dont il est de ne

k

/

LIVRE Y. i5

» faire naître aucun soupçon à la cour de Vienne. , » Il serait donc inutile que je cherchasse à vous » rappeler la prudence et la dextérité dont vous » avez besoin pour que vos liaisons avec le mi- nistre du roi de Prusse , ne causent aucun om- » brage à M. de Reischack. Je compte que vous » ne laisserez ignorer à sa majesté aucun détail » de vos entrevues 9 et que vous redoublerez de » soins pour tâcher de pénétrer quelle est la » véritable façon de penser du roi de Prusse sur » tout ce qui se passera en Pologne. Vous.savez » combien il serait avantageux de pouvoir en » être instruit avant le départ du ministre qu'on »se propose d'envoyer à Berlin, afin d'être en » état de lui donner des instructions en conse- il quence.

J'imagine , M. le baron , que depuis votre » arrivée en Hollande , vous y aurez déjà en- » tendu parler de la Copse^, M. le général Yorke » cherche certainement à grossir les. obstacles » que nos .troupes y éprouvent , et à donner à » cette entreprise le vernis le plus désagréable. » Cette conduite ordinaire de la part des ambas- » sadeurs anglais , doit peut nous affecter; mais » ce qui est intéressant,! c'est de savoir s'il insi^ » nue aux états- généraux que sa cour prend » assez d'intérêt* au sort des Corses, pour leur i> destiner des secours; et. si elle ne rieur en ^ donne pas déjà de cachés, en attendant qu'elle

i6 VII' PÉRIODE.

» politique de toutes les puissances du Itord. Il » doit être également instruit du plus ou moins D d'influence que nous avons conserva dans cha- » cune de ces cours , des causes qui y ont pro- » duit et produisent peut-être encore la déca- » deqce de notre clrédit , des moyen» qu'il y au- ji rai t de le relever ,' des obstacles qui peuvent » s'y opposer , et de l'intérêt que nous aurions » d'y parvenir, •'.

» Sa majesté désire qu'il se serve de ses lu- » mières et de rexpérieaùe qu'il a acquise, pour n pouvoir spéculer de la Haye sur ces différens » objets, et elle lui prescrit d'entretenir pour >i cet effet , une exacte correspondance avec ses i> ministresemployésdans toutes les cours, pour » se tenir éclairé sur ce qui s'y passe , et parti- » culièrement en Suède et en Russie. De toutes » ces relations réunies , Ife baron de Breteuil doit » faire un ensemble ; et sans se cohtenter d'ex- yy poser tous les faits dôïit on l'aura informé, » il y joindra des ràisonnemens et des réflexions » particulières prôfpre^ à faire connaître à sa ma- n jesté ie jugement qu'iHui en porte. Elle lui 7) permet mêrne d'y ajouter ce qu'il ctoifait à » propos de prescrire à ses ministres dans les » cours dont il sera question , pour qu'après yi l'avoir examiné , elle puisse donti'er ses or- ^ dres en conséquence. Sa* majesté lui recom- mande une singulière attention sur tout ce

4

*

I

LIVRÉ V. 17

B qui se passera en Russie et surtout en Suède t j> son intention est qu'il lie une correspondance X très suivie avec le comte de Modène (t), dès X qu'il sera arrive à Stockholrb ; et qu'il lui fasse 3) passer , par la voie secrète , la copie des lettres » qu'il écrira à ce ministre , ou qu'il en recevra , » afin de continuer à être instruite de' tout ce yi qui se passe en Suède, avec autant d'exacti- tude qu'il est possible de l'être , dès qu'elle n*a » pas jugé , par des taisons particulières , devoir » honorer le successeur du baron de Breteuil, de » la même confiance qu'elle ayait bien voulu lut » accorder.

» La position cet ambassadeur va être en » HoUaode ^ le met fort à portée d'avoir con- 3 naissance de ce qui se passe en Angleterre ; et » la parenté 4 ainsi que l'atnitié qui le lient au » comte du Cbâtelet , lui en fournissent un nou-^ » veau moyen. Le baron de Breteuil a pu con- » naître , par les ordres qu'il a reçus du roi à » son départ pour Londres , avec quelle atten- » tion et quel intérêt ^ sa majesté s'oCclipe de

É II h

(i) Raimond , comte Modèné , d*ane famille distin- guée du Comtat Yenaissin, et dans l'ile de Naxos^ ayait été imnistte du roi à Hambourg. Au retour de son ambassade de Snèdé , il fut nonimé gentilhomme d*honneur de Mon^ siéur y frère de Lotiis xvi , et gOuyetneùr du Luxembourg» II avait de TespHt et lin caractère élevé. Il est mort pendant la réroltttioii*

vn. a

i8 Vir PÉRIODE.

» tout ce qui a rapport* à l'ADgleterre. Elle ne » veut négliger aucun moyeji d'en être instruite. » C'était principalement pour remplir cet objet » qu'elle avait ordonné au sieur des Rivaux de » lui envoyer copie de sa correspondace avec » le sieur Durand ; et sans le retoîir prochain de » son chargé d'affaires , il aurait reçu l'ordre » d'en user de même de celle qu'on lui aurait » prescrit d'avoir avec le comte du Châtelet. Le » baron de Breteuil prendra , dès son séjour ici , » les moyens de former avec cet ambassadeur » la correspondance la plus intime; et il aura » attention d'en faire passer.exactement la copie » à sa majesté, en observant, s'il arrivait des » événemensdontil lui parût intéressant qu'elle » fût promptement instruite, d'en faire parve-* » nir le if^apport à sa majesté, avec le plus de » célérité possible.

j) Le détail des objets qui peuvent principa- » lement attirer l'attention du roi en Angle- ». terre, serait ici superflu. Sa majesté a donné » trop de preuves du goût qu'elle a pour con- » tribuer au bonheur, non-seulement des peu- a> pies qui ont celui d'être ses sujets, mais de toute l'Europe, en perpétuant la paix , autant » que cela dépendra d'elle , pour qu'on puisse » douter que ce ne soit principalement à la » conserver , que toutes ses vues tendent. 14^^ » Anglais ont prouvé que les leurs étaient diri-

LIVRE V. ig

» gees par d^autrès motifs ; et on peut sans 9 injustice, les accuser de n'être pas également » attachés à la tranquillité générale , et de n'ë- » coûter que la voix d'une ambition immodé* » rée. Il est très important de pénétrer les me- V sures que cette ambition pourrait leur faire S) prendre ; et il n^est pas sans exemple que des » ministres résidans dans des cours voisines , » aient été plus à portée de découvrir de pa- j> reils préparatifs, que ceux mêmes qui sont sur 9 les lieu^. La dextérité du baron de Breteuil »peut lui faire espérer de saisir une circons- » tance aussi heureuse , surtout dans un pays » qui a tant d'intérêt à connaître les projets de » ses voisins , et auquel ses voisins mêmes peu- » vent s'adresser pour lui inspirer des disposi-* » tions analogues aux leurs. Sa mTijesté se re- » pose- entièrement sur le zèle avec lequel il » s'occupera de l'exécution de ses orâres ; et les » preuves qu'elle a de la prudence et de la sa- » gesse de sa conduite, tant en Russie qu'en Suède, lui sont un sûr garant qu'il justifiera, » partout elle jugera à propos de l'employer, » le degré de confiance qu'elle daigne lui ac- » corder,

» Il sera joint à cette instruction , un ordre du » roi pour recevoit*, du sieur des Rivaux, tous les » papiers , chiffres et autres pièces , générale* » ment quelcônqu/es , que le marquis d'Havrin-

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ao VIP PÉRIODE.

» court, ou ce chargé d'affaires, pônvaienf avoir » entre leurs mains, et qui sont relatifs à la » correspondance secrète avec sa majesté. Le )) baron de Breteuil en donnera son reçu ai| y> sieuf des Rivaux , au bas de Tinventaire qui » en a été dressé , et qu'il vérifiera , et il les,. » conservera jusqu'à ce qu'il reçoive l'ordre de » les rapporter ou de les faire passer à sa ma- »jeslé.

» Fait à Versailles , le 24 de juillet 1768.

Signé Louis. » Béflexioni Plus OU réfléchit sur cette correspondance "action! "**' secrète de Louis xv avec plusieurs de ses mi- nistres , plus oji en aperçoit la singularité* Qu'un prince porté à soupçonner la fidélité ou le talent de son ministre des affaires étrangères, veuille essayer de pénétrer ^ sans être vu , dan» l!intérieur et le mystère de son administration; cela est raisonnable. C'est ainsi qu'on voit le . Grand-Seigneur se déguiser quelquefois, et se glisser incognito dans la foule , dans les bou-. tiques et les cafés , pour observer la conte* nance et le degré de satisfaction du peuple ^ et si la police maintient partout l'ordre; mais qu'un souverain qui avait dans le duc de Cho^- seul, un ministre éclairé, zélé et. considéré, suive attentivement ses démarches pendant plu- sieurs années , lui donne sa confiance , ^et pour- tant expédie quelquefois, cpmme çp se caçhantj^

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LIVRE V. âi

des ordres contraires à ceux de son ministre ; que ce monarque , livré en apparence à la mollesse et à l'oisiveté, ait des correspondances privées très compliquées ; qu'il prépare lui- même ou fasse préparer sous ses yeux , des dé- pêches pénibles à composer , parce qu'il fallait chercher des tournures, pour concilier ses vues avec celles d'un ministre dont il craignait l'eiti- pire; que ce prince s'occupe sans cesse à voiler cette correspondance , et à empêcher que son principal ministre ne la découvre, soit par des confidences particulières, soit par des indis- crétions du monarque lui«-mème dans les déli- bérations de son conseil, on conviendra que cette double pensée et cette double administra- tion sont une des singularités les plus piquantes de la politique, surtout de la part d'un mo- narque taxé , les quinze dernières années de sa vie, de faiblesse et d'indifférence. Cette vi- gilance, ou, si l'on veut, cette curiosité , sup- pose dans Louis xv beaucoup de suite , de dis- simulation , et plus de caractère' public que ne lui en accordaient les courtisans qui l'appro-^ chaient le plus. Les Corses étaient presque toujours en ré- 1768.

- 1 » 1 1 , ' 1 >^ Traité avec

volte ouverte contre la repubhqiie de Gènes, Gènes au anjet leur maîtresse ; et celle-ci n'avait guère sur eux qu'une souveraineté nominale, lorsqu'elle con- clut à Versailles, le 27 de juillet 1737 , un traitée

Va * VIÎ*. PERIODE.

^par. lequel ,çette, république s'engageait à payer à la France sept cent deux mille livres , et le roi à enyoy.€;r en Corse, six bataillons, pour faire rentrer cettjç île insubordonnée sous l'obéissance dq$ Génois- (i), ....

Il fut stipulé par uq traité qui suivit de près celui; (}ont; on viçut .4^ parleç , que dans le çaç qu l'envoi de six. ^taillons ne suffirait point pour renaplif ^'objet que se proposaient lès çou.- tractansr Id ^l^ppl^'îq^)^ fournirait au roi deux millions de subsides ; et que la France enver- rait en Corsie 1 seize J^ataillaus, pour réduire les rebelles, et remettre Gènes dans le pleiu exercice de sa souveraineté* . . On envoya pour l'exécution du premier traité six bataillon^, sous les ordres du comte de Bois^ sieux , neveu 4u maréchal de Villars, Cet offi- cier^ qui rencontra beauçoup.de résistance de la part des Corses , mourut à Bastia , au mois de février 1739. Il ept pour successeur le marquis, dçpui^ maréchal Maillebpis; et la guerre, sansitre tr^s vive , fut pre^q^e pqntinualle en(re.les Français et Jiets répubircai^^^rses, qi|i tinrent tête partout jusqu'à l'arrivée , e^ '75.1 , d^nsJ'ile de .Corse , de M. de Chauyelin, mi- nistre, plénipqteutiaire du roi à Gènes, lequel

(i) Histoire des Révolutions de Corse , de l'abbé Ger- xninne.

LIVRE V. a5

vint en qualité de commaDdant en' chef de la Corse, et travailla à un plan de conciliation entre les Génois et les insulaires. Une assemblée s'ouvrit le ay de juillet ij5i , à Saint-Florent; et au mois d'août suivant, il fut formé à Oletta une consulte générale , se trouvèrent , pour la France , MM. de Chauvelin et de Cursay; celui-ci était coitimandant en second de Tile. «

Après quelques lenteurs et discussions , il avait été arrêté un réglemeht ou traité entre Gènes et la Corse, lequel fut ratifié par la Franee et renvoyé au gouvernement génois , qui , au bout de quatre ans de délai , déclara qu'il ne l'accepterait qu'à condition que le roi retirerait ses troupes de la Corse , e^ donnerait à la ré- publique, en remplacement de ses troupes , un subside pour y entretenir quinze cents hommes k sa solde. Cette affaire traîna encore long-temps par la. dissension qui éclata entre les chefs des Corses et le marquis de Cursay, lequel fut desti- tué et arrêté par ordre du roi.-

Cependant la république de Gènes , voyant que les Corses , sous les ordres de Paoli , étaient en révolte ouverte , demanda de nouveau à la France y en 1764 , des secours pour les soumet- tre. La cour n'hésita point à se prêter aux dé- sirs des Génois, dans la crainte que l'Angle- terre n'usât de son crédit en CcH*se , pour s'y établir.

la VIP PÉRIODE.

» lui avez donne communication , et qui vous » ont été' remis par le ministre des affaires ëtran-^ » gères ^, pour vous servir d'instruction dans le » poste vous venez de vous rendre.

» J'ai remarqué en les lisant , que les më- » moires i , 3 et 4 > qui sont annoncés dans le cours de Tinstruetion , ne s'y trouvent pas » joints , et qu'il n'y a seulement que le 2 , » relatif à l'espèce de négociation que vous devez » entamer avec M. de Thulemeyer. Je crois que » les numéros 3 et 4 » qui , selon ce qui est